Ce jeudi 4 novembre 2010, l’Assemblée Constituante, poursuivant ses débats sur les thèses de la Commission 5 (« Rôles et tâches de l’Etat, Finances »), s’est penchée, pour la plus grande partie de sa séance, sur les questions de la santé et de l’enseignement.
Les débats concernant la santé ont permis de réunir les différents groupes politiques autour d’un large consensus, et les thèses de la commission garantissant l’accès et la qualité des soins ont été plébiscitées. Dans ce même chapitre, deux amendements déposés par le groupe « Libéraux et Indépendants » et qui tendaient à rendre plus pertinent le libellé de deux thèses, ont été très largement approuvés.
En revanche, il faut regretter l’inscription dans la constitution de l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Il ne s’agit pas ici de revenir sur la volonté largement exprimée par la population d’interdire sous réserve de certains aménagements la fumée dans les lieux publics. Toutefois une disposition légale régit maintenant cette interdiction qui n’a donc aucun besoin de figurer dans la Constitution où elle n’a pas sa place. C’est donc uniquement par opportunisme politique et manque de courage que la gauche alliée à quelques égarés a approuvé cette thèse.
Concernant le chapitre consacré à l’enseignement, l’Assemblée a approuvé, à une large majorité, des thèses pour la promotion d’un enseignement, public, laïc, accessible à tous et de qualité. Le groupe « Libéraux & Indépendants » a fait approuver un amendement co-signé des autres groupes de Droite édictant que l’enseignement public à pour but premier la transmission des connaissances et des compétences et qu’il dispense une formation humaniste et scientifique. Il faut saluer le refus par la Plénière de quelques thèses de minorité qui voulaient instaurer des mesures de promotion de l’éducation inadéquates, et notamment le prolongement de la durée de l’école obligatoire, ainsi qu’un système d’octroi de bourse qui n’était pas de pertinence constitutionnelle.
En fin de soirée, le chapitre sur la justice a été abordé et les débats à ce sujet entamés. Ce chapitre ayant déjà été traité par la Commission 3, seule une thèse de Commission était soumise au vote de l’Assemblée, parmi de nombreuses thèses de minorité. Les votes sur ce chapitre interviendront la semaine prochaine.
Il faut souligner ici que cette séance plénière a confirmé l’aptitude des groupes politiques de tous bords de s’accorder entre eux sur des sujets aussi primordiaux que la santé et l’enseignement, démontrant ainsi la capacité de l’Assemblée à travailler ensemble lorsque les agendas politiques de certains groupuscules ne viennent pas polluer le débat. Il ne reste plus qu’à espérer que les prochaines séances plénières, qui marqueront le terme d’un premier tour d’horizon de l’ensemble des propositions des cinq Commissions thématiques qui forment l’Assemblée constituante, permettront d’instaurer un esprit de dialogue et de concorde, et d’achever dignement la première mouture du projet de Constitution.


