C’est la question du logement qui était au cœur des débats de la séance plénière de l’Assemblée constituante de ce jeudi 21 octobre 2010. Les thèses proposées par la Commission avaient été passablement amendées par les différents partis, reflétant l’importance du sujet et la crise actuelle. En effet, avec un taux de vacance de logements de seulement 0.23%, nombreux genevois sont contraints de se domicilier dans le canton de Vaud ou en France voisine.
C’est donc avec beaucoup de satisfaction que le groupe « Libéraux & Indépendants » a vu un amendement sur le politique générale du logement obtenir un large consensus entre la Droite et la Gauche, permettant le plébiscite de mesures encourageant la construction de logements et l’accès à la propriété sur le territoire.
Désireux de proposer des mesures fortes pour lutter efficacement contre la pénurie de logement, les partis de Droite ont en outre proposé un amendement visant à créer un frein à la pénurie de logements, instaurant une meilleure densification, une aide aux communes pour le développement des infrastructures, des procédures de déclassement facilitées et surtout la suppression des zones de développement lorsque le taux de logements vacants descend en-dessous de la barre des 1%. Ces mesures, acceptées par l’Assemblée, constituent des moyens efficaces pour enrayer le manque de logements dans le canton.
Il convient également de saluer, dans la seconde partie des votes, le refus par la plénière d’une série de thèses de la Commission qui, à la grande déception du groupe « Libéraux & Indépendants », n’étaient qu’une reprise de propositions peu courageuses, déjà en vigueur à Genève depuis presque 20 ans, et qui n’ont pas empêché la crise du logement actuelle.
Le groupe « Libéral & Indépendants » se félicite de l’issue de ces votes qui permettent une véritable avancée pour Genève et instaurent des mesures concrètes pour lutter contre les blocages dans les constructions de logement. Les solutions proposées sont équilibrées, avec, notamment, la mise en avant de logements à loyer modéré et de logement d’utilité publique. L’Assemblée Constituante a tenu compte de l’importance de ce sujet pour la population genevoise en proposant des mesures concrètes pour un droit au logement dont la seule évocation du principe, sans l’accompagner de mesures concrètes, est vide de sens.
Une fois de plus, la Droite a été le véritable maître d’ouvrage des travaux de l’Assemblée Constituante, apportant de véritables propositions et luttant pour l’avancée et la réussite de ce projet de constitution en lequel elle croit.


